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Madagascar – Japon : Un bond pour la filière riz d’ici à deux ans

Le riz, aliment de base des Malgaches, entraîne beaucoup de discussions chaque année, puisque le pays ne parviendrait pas à atteindre l’autosuffisance alimentaire. C’est ainsi qu’avec l’aide des Japonais, les experts malgaches essaient de trouver une solution pour améliorer le rendement du riz local, depuis 2015 et 2017, avec deux projets de recherche : « Papriz 2 » et « Fy Vary ». 

Lors d’une rencontre à Behenjy avec les institutions de recherche nationales, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’Agence japonaise pour la science et la technologie, le ministère de l’Agriculture, ainsi que les paysans, nous avons appris qu’une technique permettrait actuellement d’augmenter le rendement en grain de riz de 170% par rapport à la riziculture paysanne sans engrais ; et de 35 % par rapport à l’application normale du triple superphosphate (TSP). Il s’agit de la technique « P-Dipping », ou trempage des racines en français. En effet, comme le sol malgache affiche un faible apport en intrants, la technique consiste à tremper les jeunes touffes de riz dans un mélange composé de boue, d’eau et d’engrais phosphaté, et ce avant le repiquage.

« Fy Vary ». Sur quelques champs observés à Behenjy, les résultats montrent qu’effectivement la culture utilisant le « P-Dipping » est plus productive que les autres techniques utilisées habituellement par les paysans. Toutefois, cette méthode est encore très peu utilisée étant donné qu’elle est encore en phase d’expérimentation dans le cadre du projet « Fy Vary » (Fertility sensing and Variety Amelioration for Rice Yield). Si les recherches se déroulent sans le moindre problème, l’application de cette méthode devrait être vulgarisée d’ici à deux ans.

« Papriz ». Ce projet est, quant à lui, est un projet d’amélioration de la productivité rizicole. Actuellement dans la phase 2, les agents du ministère de l’Agriculture et de la JICA procèdent à la formation de paysans formateurs sur les techniques qui permettent d’améliorer le rendement du riz dans plusieurs régions. Les formations en question concernent la formation théorique ; la pépinière et le semis ; le repiquage ; l’initiation paniculaire et l’utilisation d’engrais de couverture ; la pratique de récolte ; et l’évaluation participative. Dans le périmètre d’Ambohibary, une dizaine de paysans sont venus assister à la formation des paysans formateurs malgré la pluie du jeudi 23 janvier 2020, témoignage d’une réelle volonté d’améliorer leur productivité.

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