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La production laitière est une activité économique non négligeable, notamment dans ce que l’on appelle le triangle laitier délimité par la zone de Manjakandriana, Tsiroanomandidy et Ambalavao Tsienimparihy. Elle est d’autant plus importante que le potentiel ne demande qu’à être exploité. En effet, la production nationale estimée par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à 300 millions de litres de lait par an, est encore loin de couvrir les besoins des industriels. Il en est ainsi de l’usine Socolait d’Antsirabe. Elle tourne seulement à 40% de sa capacité de production faute d’approvisionnement suffisant en lait.
Afin d’exploiter ce potentiel énorme représenté essentiellement par deux grandes industries, en l’occurrence Tiko group et Socolait, les paysans éleveurs ont besoin d’un coup de pouce dans plusieurs domaines dont la reproduction des vaches laitières. La technique « Radio Immuno Assay » est conçu dans ce sens. Dans plus de 70% des cas, cette technique a permis d’améliorer la gestion de la reproduction des vaches dans les fermes laitières.
Le RIA a des avantages indéniables
La reproduction des vaches laitières est un volet plus qu’important dans le sens où il conditionne la production laitière. Les chercheurs du FOFIFA/DRZV y apportent leur soutien par le biais de la technique Radio Immuno Assay (RIA).
C’est une technique destinée à rentabiliser au maximum la production laitière. Mais qu’est-ce au juste et quels sont les avantages de cette technique ? Elle se définit comme la technique de dosage de l’hormone contenu dans le lait par Radio Immuno Assay. Ce dosage permet de mieux détecter la survenue des chaleurs des vaches et de connaître le moment propice à la saillie, que ce soit par monte ou par insémination artificielle.
C’est très important pour les éleveurs quand on sait que chez la plupart d’entre eux, l’intervalle de temps entre deux vêlages successifs s’étend trop dans le temps et varie de 600 à 720 jours (20 à 24 mois). Cet intervalle est pourtant l’une des mesures de la performance d’une vache et dans une bonne conduite d’élevage, il devrait se situer à 365 jours pour aboutir à une production laitière rentable. La technique RIA permet d’atteindre cette performance grâce à des saillies successives plus rapprochées, signes d’un surcroît de production. Dans ce cas, l’éleveur peut toucher des revenus au-delà des Ar 2.000.000 (10 millions de Fmg) par an. Ces revenus sont rapportés à la consommation par tête qui est de 4,5kg/an.
Mais avec une production en augmentation, l’éleveur peut très bien prétendre exploiter le potentiel présenté par la filière industrielle. Par ailleurs, la réduction de l’intervalle de temps entre deux vêlages a l’avantage de réduire le coût d’exploitation de l’éleveur. La preuve en est que les dépenses en alimentation vont décroissant. Elles peuvent aller de Ar 162.330 (811.650 Fmg) par vache à Ar 292.194 (1.460.970 Fmg). Si une ferme possède trois vaches laitières, la réduction des dépenses selon les données du FOFIFA en 2001, peut se situer entre Ar 486.990 (2.434.950 Fmg) et Ar 876.582 (4.382.910 Fmg). Comme quoi, le gain n’est pas négligeable pour l’éleveur. Mais la technique RIA ne s’arrête pas au dosage hormonal pour détecter les moments propices aux saillies. Elle permet également de réaliser un diagnostic précoce de non gestation de la vache. C’est possible dès 21 jours après la saillie. Ce diagnostic peut être confirmé par la palpation rectale effectuée par le médecin vétérinaire ou le technicien de la médecine vétérinaire. La technique RIA aide ainsi les éleveurs de la filière lait à moderniser leur conduite d’élevage vers plus de rentabilité.
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