Foiobem-pirenena momba ny Fikarohana ampiharina amin'ny Fampandrosoana ny eny Ambanivohitra

HISTORIQUE DU FOFIFA

Evolution historique de la Recherche Agricole à Madagascar

LE FOFIFA AVANT 1972

Au cours de la période qui a précédé la deuxième guerre mondiale, toutes les stations et laboratoires du pays dépendaient directement du gouvernement colonial local. Après la guerre, la France commença à réorganiser ses activités de recherche sur l'agriculture en une série d'instituts, sur les produits de base, dont le siège se trouvait en France et de nombreuses stations dans l'ensemble des colonies, dont Madagascar. A partir de 1950, la recherche agronomique s'est considérablement développée à Madagascar avec la création de nouvelles stations de recherches réparties dans toute l'île. De nouveaux programmes de recherche étaient menés : poivre, vanille, cacao, café, blé, ainsi que des recherches sur la lutte anti-acridienne. Sept institutions de recherche française regroupées au sein du CIRAD de l'ORSTOM ont conduit ces programmes.

LE FOFIFA APRES 1972

FOFIFA - Mieux servir le développement rural par la valorisation des résultats

FOFIFA inlassablement, il poursuit sa route avec toujours autant de détermination. Des semences de base de matériels améliorés, de nouvelles techniques d'élevage, de nouveaux procédés de valorisation des produits agricoles... Bon nombre de paysans et opérateurs ont reçu de FOFIFA "ces nouvelles technologies du mieux faire".

Des résultats au plus près du développement, tel est le bilan que le FOFIFA peut présenter après presque une quarantaine d'années d'activités. Et ce néest pas par hasard si les sollicitations se multiplient pour recourir aux innovations technologiques. Finalement, on a pris conscience de l'importance de la recherche dans le secteur productif car seuls, des produits de qualité sont validés par les marchés internationaux. Producteurs, opérateurs et chercheurs sont aujourd'hui sur les mêmes bancs et parlent un langage commun pour en tirer meilleur parti des acquis de la recherche agricole. Fort de ses expériences, le FOFIFA a de solides atouts mais des défis restent à vaincre car l'évolution du contexte du développement rural pose de nouvelles exigences nécessitant de valoriser davantage les résultats et de renforcer le partenariat.
De solides atouts

Engagé dans une partie de bras de fer, le FOFIFA a relevé le défi de convaincre les producteurs à utiliser les produits de recherche. En effet, changer les habitudes des paysans, les persuader à accepter les innovations n'est pas sans peine. Des formations, des essais et démonstrations en milieu réel, des encadrements et suivi d'expérimentation sur terrain, les chercheurs n'ont pas ménagé les efforts pour faire appliquer les résultats. L'utilisation par exemple des nouvelles variétés de riz par les lauréats aux concours de production rizicole initiés par le Ministère de l'Agriculture, l'application des techniques de fabrication de farine manioc de qualité par les biscuiteries industrielles et artisanales , les boulangeries, la formation des associations paysannes en la matière, la mise en pratique des techniques nouvelles de production de plants d'espèces forestiers adaptées pour le reboisement de tanety et des savanes par les exploitants forestiers, sont autant d'indicateurs d'application des résultats.

Par ailleurs, en développant des partenariats fonctionnels par le biais de conventions, collaborations de recherche et contrats de prestations de service le FOFIFA a créé des opportunités aux chercheurs pour valoriser leurs compétences, échanger ou enrichir leurs expériences. L'adhésion aux réseaux de recherche régionaux et internationaux, la coopération avec diverses institutions de recherche agricole internationaux permettent aux équipes de chercheurs multidisciplinaires du FOFIFA de s'associer à leurs homologues pour réaliser des programmes de recherche en commun.


retour