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TRANSFORMATION
POST- RECOLTE |
UNE GAMME DE PRODUITS POUR L’AGRO-ALIMENTAIRE
Valoriser
les produits à base de manioc
Après
avoir marqué une certaine indifférence vis à vis du manioc et
ce, malgré sa potentialité en terme de production, la recherche
commence, voici à peu près six ans, à avoir un regain d’intérêt
pour ce produit dans plusieurs pays de la région sub-saharienne.
Concernant Madagascar, le manioc a connu un passé relativement
florissant au cours duquel environ une dizaine de féculeries éparpillées
dans toute la grande île a produit de l’amidon et du tapioca destinés
à l’exportation et la consommation locale. |
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A
cette même époque, le Service de Recherche en Chimie Technologie de l’Institut
de Recherche Agricole de Madagascar (IRAM) s’est occupé de la caractérisation
des variétés locales de manioc ainsi que les fécules obtenues. Actuellement,
au vu de la place qu’il occupe au niveau de la production agricole, et de par
les possibilités d’utilisation que le manioc pourrait offrir pour contribuer
au développement économique et à la sécurité alimentaire, des études sont en
cours afin de valoriser au mieux ce produit tant mal aimé. Depuis à
peu près trois années, le Département de Recherches Technologiques s’est impliqué
dans le développement de produits à base de manioc, ceci dans le cadre du réseau
EARRNET (East Africa Root Crop Research Network) regroupant plusieurs pays de
l’Afrique de l’Est : Kenya, Rwanda, Burundi, Ouganda, République Démocratique
du Congo, Madagascar.
Farine
de manioc : des expériences très positives en biscuiterie et en
boulangerie
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Les
études sur la valorisation du manioc ont commencé dans la biscuiterie,
la boulangerie, la pâtisserie, ainsi que dans la fabrication de
sirop de glucose.- En dépit de sa carence en protéine, notamment
en glutène, la farine de manioc peut substituer la farine de blé.
Après la mise au point au laboratoire, d’une part, de techniques
de transformation du manioc (élaboration de farine manioc panifiable
pour la fabrication de biscuits ou de produits pâtissiers) et
d’autre part , d’équipements ou de petits matériels de transformation
(broyeur, presse, râpe, séchoir), des essais de fabrication de
biscuits à l’échelle industrielle, en partenariat avec la Biscuiterie
JB, ont été menés . |
Les expériences se sont révélés très positives dans la mesure où la qualité
des produits obtenus a convaincu de l’utilité et l’importance du manioc dans
la filière biscuiterie. C’est dans ce sens que la Biscuiterie JB a décidé de
concevoir des nouveaux produits à base de manioc. Egalement, de leur côté, les
boulangers ne se sont pas montrés indifférents à l’appel de collaboration. Environ
une dizaine de boulangeries de la capitale et du Moyen-Ouest sont prêts à travailler
ensemble. Les premiers partenaires du Département : la Boulangerie d’Avaradrano,
la Boulangerie du Carrefour ont été satisfaits de la qualité des pains obtenus.
Leurs propriétaires sont maintenant conscients des bénéfices qu’ils pourraient
en tirer en substituant la farine de manioc panifiable, ne serait-ce qu’à 10%,
à la farine de blé. Quant aux pâtissiers professionnels, ils se sont montrés
un peu réticents à l’utilisation de la farine de manioc panifiable car certains
produits à bases de pâtes à chou, de pâtes viennoises requièrent beaucoup plus
de finesse.-
Le
manioc, dans la fabrication du sirop de glucose
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Du
sirop de glucose a été aussi conçu en utilisant le manioc comme
matière première afin de pouvoir faire face à une importation
de sirop de glucose toujours croissante pour subvenir aux besoins
de l’industrie pharmaceutique et de la confiserie. A noter que
nous importons chaque année plusieurs tonnes de sirop de glucose,
soit l’équivalent de quelque milliards de francs malgaches. Ainsi
La fabrication de sirop de glucose à partir du manioc peut être
ainsi une perspective prometteuse dans ces domaines.
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Former
les acteurs du développement : paysans, opérateurs, Ongs, vulgarisateurs...
Des
paysans de la zone d’Avaradrano, des organisations non gouvernementales
(Association AKAMASOA, DEFI Manioc), des agents de vulgarisation du
Ministère de l’Agriculture, ont été formés par le Département sur les
techniques de développement de produits à base de manioc. Face à des
besoins plus précis, le Département a élargi son champ d’action et ne
se limite plus dans la région d’Antananarivo, mais s’étend en ce moment
dans le Sud-Est malgache, plus précisément à Fort Dauphin où s’est tenue
tout récemment une formation, toujours sur ces techniques, en collaboration
avec l’ONG CARE International. cette formation a été essentiellement
destinée à des associations de femmes et les agents de vulgarisation
agissant dans cette région.
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