Mme Rasoanandrasana Hary Aline
Lauréate - Riziculteur - Marovoay |
La vie est dure, notre ménage est en difficulté. La BOA a lancé une campagne de sensibilisation et nous a informé qu’il pourrait nous accorder un crédit de 5 millions pour investir, remboursable en 4 ans . Après réflexion, on a pensé que le crédit ne suffit pas à financer nos projets : achat de terrain de cultures, constructions d’habitat… C’est pourquoi nous avons tenté notre chance en décidant de participer au concours. Nous avons vendu des porcs pour pouvoir y participer.
J’ai satisfait aux conditions requises. Oui L’inscription a été faite à temps dans les délais prévus, le labourage, le hersage, l’emploi de fumier organique ainsi que le piétinage ont été effectués. C’était dur car cela a requis beaucoup d’argent. Nous avons collaboré avec d’autres producteurs et le propriétaire de la rizière à qui nous avons donné chacun 2/3 de la production . Nous avons également payé la main d’œuvre et rémunéré les techniciens. Nous avons reçu des engrais de l’Etat.
Nous avons effectué le repiquage 15 jours après le semis. Nous avons utilisé du NPK
(4 sacs) et de l’urée 20 jours après le repiquage. L’eau n’était pas un problème.
Nous avons utilisé la variété Tsiresindrano (X398) du FOFIFA, acheté directement au FOFIFA. Les chercheurs et techniciens du FOFIFA nous ont conseillé sur l’emploi et la culture de cette variété.
Les récoltes étaient bonnes. Nous avons produit 12 tonnes à l’hectare soit environ 200 sacs de 50 kg. Après le concours, beaucoup de riziculteurs ont utilisé la variété Tsiresindrano du FOFIFA .Les variétés du FOFIFA sont très performantes. Nous achetons toujours les semences au FOFIFA .J’ai la ferme conviction que pour bien produire, suivre les conseils techniques est très important en riziculture .
Pas trop car le terrain que l’on a utilisé était bien irrigué . Les problèmes étaient plutôt d’ordre financier par rapport aux délais d’exécution.
Je recommande à tous les riziculteurs de produire suivant les normes techniques requis, en utilisant les engrais et les semences améliorées.
Recueillis par Simon G. Andrianasetra
Mr JEAN Paul
Riziculteur – Namatoa – Commune Rurale Ambahikily
Région Sud-Ouest /BAS MANGOKY |
Je suis content d’avoir gagné 20 000 000 Ar au concours national. J’ai participé à ce concours dans le but de pouvoir améliorer la culture et le rendement.
En appliquant le SRA , j’ai effectué la culture sur une rizière de 1 ha. Pour la pépinière, j’ai cultivé une surface de 3 ares avec 20 kg de semences de la variété 2787 du FOFIFA en utilisant le repiquage en ligne de jeunes plants de 15 jours. Deux sarclages, mécanique et manuel ont été effectués respectivement 15 jours et 25 jours après repiquage. 100 kg d’urée ont été versés après sarclage.
La production s’évaluait à 12t/ha et la marge bénéficiaire pour un kilo de paddy a pu augmenter de 50 ar. Je n’ai rencontré aucun problème particulier en cours de culture . Les critères de choix des variétés étaient la résistance aux maladies et la performance en terme de rendement . Celles du FOFIFA répondent bien à ces critères c’est pourquoi je recommande aux riziculteurs d’utiliser les variétés améliorées car elles se distinguent des autres variétés du fait qu’elles sont plus performantes et résistantes aux maladies et ont fait l’objet de recherche.
Recueillis par Albert Randrianasolo.
Mr RAKOTONDRINA Jean Noel Christophe
Riziculteur – Ambalafary- Namatoa – Commune Rurale Ambahikily BAS MANGOKY |
Afin de faire une autoévaluation sur mes capacités en riziculture, j’ai décidé de participer au concours de production rizicole. J’ai appliqué le SRA sur une surface de 1 ha.
J’ai suivi les étapes suivantes : prégermination , préparation de la pépinière et des rizières en y apportant 26 charrettes de fumier, repiquage de jeunes plants de 15 à 20 jours, deux sarclages mécanique et manuel, désinsectisation (CyperMethrine) après sarclage.
J’ai choisi la variété 2798 du FOFIFA et a pu récolter 12,68t/ha. J’ai eu la chance de gagner 2 000 000 ar au concours de production rizicole. Avec une marge bénéficiaire majorée de 20 ar sur le prix d’un kilo de paddy, j’ai pu soutirer un bénéfice net de 900 000 ar. Je trouve que les variétés du FOFIFA, par rapport à d’autres variétés locales sont très performantes (nombre de talles et résistance aux maladies).
Aussi, j’incite les paysans producteurs à suivre et à appliquer à la lettre les conseils des techniciens et chercheurs et sollicite la recherche à poursuivre la création et l’amélioration variétale. Egalement, je souhaite qu’il puisse avoir des échanges d’expériences entre les producteurs des différentes régions.
Recueillis par Albert Randrianasolo
Mr MANJARIMANANA Albert
Riziculteur – Tongoarahamba – Commune Rurale Ambahikily |
En participant au concours de production rizicole, j’ai voulu tester les nouvelles variétés proposées par la recherche. J’ai appliqué le SRA sur une surface de 1 ha en utilisant le repiquage en ligne de jeunes plants de 15 jours. Plusieurs sarclages se sont avérées nécessaires ainsi que l’emploi d’urée et d’insecticides.
J’ai utilisé la variété ON333. La récolte s’est évaluée à 11, 500t/ha . La vente de la récolte a permis de soutirer un bénéfice net de 1000 000 ar. J’ai choisi cette variété tout en sachant que les variétés du FOFIFA sont garanties en terme de résistance aux maladies et sont plus performants. Je n’ai pas rencontré de problème particulier.
A l’instar des autres lauréats aux concours, je recommande aux riziculteurs de toujours suivre les conseils des chercheurs et d’appliquer les résultats de recherche et j’incite le FOFIFA à poursuivre ses activités de recherche dans le Bas MANGOKY.
Recueillis par Albert Randrianasolo
Mr RAKOTONIRINA Emmanuel
Riziculteur - Transporteur
Andranonahoatra - Ankadinondry Sakay /
(119) Tsiroanomandidy |
J’ai utilisé la variété Congo (japonica) du FOFIFA car elle est plus performante en rendements. La culture devait être pratiquée en contre saison en raison des inondations causées par l’abondance des pluies. J’ai satisfait aux conditions requises à savoir le repiquage en ligne de jeunes plants, des sarclages et l’apport d’engrais. J’ai donc utilisé des jeunes plants de 10 jours, trois sarclages, du fumier et 30 kg d’engrais NPK . Les récoltes s’évaluaient à 11t/ha.
Je pense que l’organisation de concours de production rizicole est une initiative encourageante mais il faut également étudier de près les besoins réels des producteurs car beaucoup reste à faire pour ne citer que les problèmes de canaux d’irrigation, l’insuffisance de petit matériel agricoles tels que sarcleuse, batteuse, moissonneuse…
Recueillis par Rasolofo Pierre
Mme RAZANAMANDIMBY Marie Pauline
Présidente de la Coopérative « MIHARY »
Ambaniharana Betafo |
L’association a participé aux concours de production rizicole dans le but d’améliorer le niveau de vie de ses membres. Nous avons satisfait aux conditions requises et nous nous sommes procuré des semences améliorées auprès de la FOFIFA (SRR Antsirabe), la X 265 . On les a semé, repiqué et conduit en suivant les itinéraires techniques qu’on nous a donné et ce avec l’encadrement technique des agents sur place du MAEP. L’association MIHARY a été classée 4 ème dans le concours rizicole auquel elle a participé.
La production était rentable mais malheureusement l’association n’a pas pu quantifier.
La variété X 265 est très performante si on suit convenablement les recommandations techniques correspondantes. Son défaut est que cette variété a des grains légers (« maivamboho ») mais sa productivité est satisfaisante.
Nous avons recontré dezs problèmes financiers , plus exactement un problème d’argent liquide en début de campagne surtout notamment pour l’achat des engrais .
J’ai quelques recommandations et remarques à formuler :
1) Aux techniciens
Dès qu’une variété est à diffuser auprès des agriculteurs, d’autres services d’accompagnement doivent être mis en place pour faciliter l’adoption de la variété
2) Aux paysans
J’encourage les paysans à persévérer dans la riziculture et de recourir au professionalisme. Je souhaite aussi à ce qu’on facilite l’octroi de terrains à tous ceux qui n’ont pas du travail afin d’y pratiquer la riziculture.
Les prix du riz doit être maintenu au moins à 400 ar/kg de paddy à la récolte pour que les paysans puisse réellement y trouver profit.
Enfin elle remercie Monsieur Le Président de la République d’avoir bien voulu penser aux agriculteurs. Il en est de même pour FOFIFA qui ne cesse de mener des activités de recherche agricole pour faire bénéficier les paysans.
Fanjanarivo Simonette